Notre chasseuse de fantômes se met à nu pour traquer l’ectoplasme :

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Vous souvenez-vous de ce son étrange capté par tous les micros sous-marins de l’océan Pacifique en 1997 ?

Petit rappel pour ceux qui ont manqué l’épisode, le « Bloop » comme son nom l’indique est un signal repéré par des hydrophones de l’organisation américaine NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) dont l’origine se situerait au sud du Pacifique au large des côtes du Chili. Particulièrement puissant en basse fréquences, sa diffusion sous-marine aurait atteint les 5 000 Km d’envergure et l’on doute de son occurence en surface car une telle onde aurait nécessairement dû occasionner quelques vagues ressemblant à celles produites par un évènement sismique sur les côtes du Chili, du pérou, ou encore de Nouvelle Zélande.

Espèce inconnue pour les uns, révélation de la réalité des histoires du génie des romans d’horreur américain du 19e siècle, Howard Philip Lovecraft pour les autres. Tout, ou presque, a été dit sur ce mystérieux son de profondeurs. Dans les histoires de Lovecraft, au milieu du pacifique gît la cité engloutie de R’Lyeh, où serait emprisonné un ancien dieu maléfique et immortel appelé Cthulhu, que les amateurs de Jeux de Rôle et de fantastique connaissent bien. Sa position étant décrite assez précisément par l’auteur dans ses romans, les fans auront eu vite fait de rapprocher la découverte du Bloop avec leur roman favori. Par ailleurs, quand on sait que plus de 95% des profondeurs océaniques sont inexplorées par notre civilisation, et que l’on découvre encore aujourd’hui de nouvelles espèces de baleines et de calamars des profondeurs passés inaperçus jusqu’à ce jour, il ne serait pas étonnant que des grandes créatures aient encore échappé à notre soif de connaissances.

Il est certain que s’il s’agissait d’une espèce inconnue, il faudrait qu’elle soit particulièrement volumineuse pour avoir une telle diffusion. Interrogée par Ian Steadman pour Wired Co, la NOAA en la personne de Robert Dziak, Sismologue de l’Université d’Etat d’Oregon a répondu que suite à cet évènement une campagne de surveillance acoustique poussée avait été menée entre la péninsule antarctique et l’archipel des îles Shetland durant cinq ans de 2005 à 2010 et n’avait produit aucun autre son similaire au bloop de 1997. Une créature qui parle une fois tous les dix ans, c’est quand même peu probable. Au cours de cette étude les chercheurs de la NOAA ont découvert que la plupart des sons sous-marins de cette région marine étaient d’origine naturelle et provenaient des craquements et brisures produits par la banquise ou les icebergs, dont certains sons pouvaient avoir des fréquences et développements temporels proches du Bloop. Pour Dziak, il ne fait aucun doute que le Bloop est donc un craquement d’iceberg et que les rumeurs sur son origine organique avaient été alimentées par l’accélération destinée à le rendre audible, alors qu’à vitesse normale ce son ressemblerait plus à un roulement de tonnerre ou un séisme terrestre.

Cependant, Dziak admet lui même que rien de totalement identique au Bloop n’a été enregistré, et les effets de celui ci n’ont pas pu être observés sur le moment, sa véritable nature reste donc basée sur des suppositions. D’autres postulats restent donc envisageables, tels que les volcans sous-marins et tremblements de terre, des effets phoniques spécifiques d’orages violents, de résonance des vagues ou des courants, ou même des expériences militaires de torpilles et missiles supersoniques sous-marins, comme cité par Jean-Pierre Petit dans ses conférences sur la MHD. Certains ufologues ou adeptes des théories du complot proposent même d’imaginer que ces sons pourraient provenir d’immenses excavations à l’explosif de cavernes sous le plancher océanique destinées à accueillir des bases extraterrestres ou militaires. Tout est possible.

Source : http://www.voyance.omelie.fr

image-11Et notre traqueuse de fantômes ferme la porte de ce dossier avant de partir hanter d’autres demeures spectrales.

Note : selon une croyance populaire, le contact avec les entités de l’au-delà serait facilité par une absence totale de vêtements, ce qui explique la tenue très nature de notre enquêtrice.

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